De même que le XVIIème siècle avait connu la révolution des sciences exactes, le XVIIIème inventa la science de l’homme dans sa globalité. L’étude des mœurs, forgées par les propriétés de l’âme humaine, l’histoire, le droit ou les échanges économiques, permettrait de comprendre les modes de gouvernement des hommes, dans le but de les améliorer, conformément à la Raison. Tel était le projet intellectuel des « sciences morales et politiques ».
Héritiers des Lumières, les Idéologues de 1795 rassemblèrent ces sciences nouvelles dans la seconde Classe du nouvel Institut de France. Pour des raisons politiques, elle fut supprimée en 1803 par Bonaparte et ses membres répartis dans les autres Classes. A l’initiative de François Guizot, Ministre de l’Instruction Publique, Louis-Philippe restaura l’Académie des Sciences morales et politiques (ordonnance royale du 26 octobre 1832). Il s’agit de la plus ancienne institution française à couvrir la totalité du champ des sciences humaines et sociales.
Les cinquante académiciens sont de formation et d’horizons très divers. Ils sont regroupés en six sections, selon leurs spécialités. Ils sont élus par leurs pairs. L’Académie compte également douze associés étrangers et soixante correspondants français ou étrangers.
Le mode de recrutement assure l’indépendance de parole de l’institution. L’Académie examine ainsi les grands problèmes de la société et se fixe comme mission de diffuser le plus largement possible un savoir assuré pour répondre aux besoins d’une société en manque de repères.
Aujourd’hui l’Académie est un établissement public autonome, placé au sein de l'Institut de France, et placé sous tutelle du Ministère de l'éducation Nationale et sous la protection du chef de l'état.
Les Prix de l’Académie des Sciences Morales et Politiques
Ces prix récompensent notamment des ouvrages imprimés ou des thèses dactylographiées, dans des domaines très variés, en relation avec la diversité des compétences représentées à l'Académie : philosophie, histoire, sciences politiques, droit, économie, sociologie...
L'Académie attache une particulière importance à cette part de son action.
Elle remplit ainsi l'une des missions que lui a confiée la Nation en 1795, celle de "suivre [...] les travaux scientifiques et littéraires qui auront pour objet l'utilité générale et la gloire de la République" (loi fondatrice de l'Institut de France, 3 brumaire an 1V).
Le palmarès de l'année est proclamé lors de la séance publique annuelle de l'Académie, qui se déroule sous la Coupole, tous les ans, au mois de novembre.
L'Académie rend honneur de cette façon aux lauréats, récompensés pour leurs mérites, ainsi qu'aux fondateurs qui lui ont fait confiance pour perpétuer la mémoire de leur nom et accomplir avec constance et fidélité leurs volontés.
Héritiers des Lumières, les Idéologues de 1795 rassemblèrent ces sciences nouvelles dans la seconde Classe du nouvel Institut de France. Pour des raisons politiques, elle fut supprimée en 1803 par Bonaparte et ses membres répartis dans les autres Classes. A l’initiative de François Guizot, Ministre de l’Instruction Publique, Louis-Philippe restaura l’Académie des Sciences morales et politiques (ordonnance royale du 26 octobre 1832). Il s’agit de la plus ancienne institution française à couvrir la totalité du champ des sciences humaines et sociales.
Les cinquante académiciens sont de formation et d’horizons très divers. Ils sont regroupés en six sections, selon leurs spécialités. Ils sont élus par leurs pairs. L’Académie compte également douze associés étrangers et soixante correspondants français ou étrangers.
Le mode de recrutement assure l’indépendance de parole de l’institution. L’Académie examine ainsi les grands problèmes de la société et se fixe comme mission de diffuser le plus largement possible un savoir assuré pour répondre aux besoins d’une société en manque de repères.
Aujourd’hui l’Académie est un établissement public autonome, placé au sein de l'Institut de France, et placé sous tutelle du Ministère de l'éducation Nationale et sous la protection du chef de l'état.
Les Prix de l’Académie des Sciences Morales et Politiques
Ces prix récompensent notamment des ouvrages imprimés ou des thèses dactylographiées, dans des domaines très variés, en relation avec la diversité des compétences représentées à l'Académie : philosophie, histoire, sciences politiques, droit, économie, sociologie...
L'Académie attache une particulière importance à cette part de son action.
Elle remplit ainsi l'une des missions que lui a confiée la Nation en 1795, celle de "suivre [...] les travaux scientifiques et littéraires qui auront pour objet l'utilité générale et la gloire de la République" (loi fondatrice de l'Institut de France, 3 brumaire an 1V).
Le palmarès de l'année est proclamé lors de la séance publique annuelle de l'Académie, qui se déroule sous la Coupole, tous les ans, au mois de novembre.
L'Académie rend honneur de cette façon aux lauréats, récompensés pour leurs mérites, ainsi qu'aux fondateurs qui lui ont fait confiance pour perpétuer la mémoire de leur nom et accomplir avec constance et fidélité leurs volontés.
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