Visite de la FLF ACONIT par une classe de Seconde de Saint-Germain-en-Laye



Visite de la FLF ACONIT par une classe de Seconde de Saint-Germain-en-Laye

Jeudi 17 mars, journée tant attendue pour la classe de Seconde Turquoise, option littérature et société. Il s'agissait de concrétiser le partenariat avec la Marine nationale en effectuant un voyage d'étude à la base navale de Toulon.

Après être partis tôt dans la matinée nous avons pu visiter cette ville méditerranéenne sous un soleil radieux. Ce dernier nous a accompagnés pendant notre visite de l'Aconit, bâtiment qui a été admis au service actif en 1999.

Présentation du navire

L'Aconit est une frégate type La Fayette, son numéro de coque est F 713. On la dit furtive car elle est difficilement détectable par les ondes radar par sa forme, couleur ou tôle. Par ailleurs, les machines peuvent faire un bruit assourdissant, ce qui permet de modifier la signature du bâtiment et le faire passer pour un autre. Cette frégate est longue de 125 mètres, large de 15.4m et pèse 3600 tonnes. Elle peut atteindre la vitesse maximale de 25 noeuds, soit 45 km/h. L'équipage est constitué de 153 marins, la taux de féminisation est de 20%.

L'Aconit a pour mission principale de préserver les intérêts de l'Etat dans les eaux territoirales, jusqu'à 25 km des côtes et au delà. Elle participe au règlement des crises selon l'actualité internationale. Ce bâtiment est susceptible d'intégrer un détachement aéronaval ce qui permet de faire de la reconnaissance de bâtiments, du sauvetage... Il protège les trafics commerciaux, lutte contre la piraterie maritime et est engagée contre les narco-trafiquants.

Ce bâtiment peut accompagner le porte-avions Charles de Gaulle pour améliorer la détection anti-aérienne.

Dans le carré des officiers le commissaire nous a rappelé l'histoire singulière de l'Aconit.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que les Allemands exercaient une pression inouie sur l'Angleterre, bombardements intensifs, interception de tout approvisionnement venant des Etats-Unis, la corvette Aconit envoyée en Angleterre pour aider les forces libres, détruisit deux U-Boot, les sous marins nazis qui terrifiaient l'Atlantique. Les exploits de cette corvette impressionnèrent le général de Gaulle qui décida que la Marine nationale devrait toujours avoir dans ses rangs une "Aconit".

La visite

Après un mot de bienvenu sur le pont d'envol par le commandant de l'Aconit, qui nous a beaucoup touchés, nous avons commencé notre circuit qui nous a emmené dans l'essentiel des pièces qui composent ce navire. Dans le carré des officiers, après le rappel historique, le commissaire nous a expliqué que l'équipage se divisait en compagnies:

Les ops (opérationnels: détecteurs, artilleurs, transformateurs-informaticiens), les mécanos et les professionnels de la sécurité, le commissariat ( administration, cuisines, communication), les aéros, les timoniers et manoeuvriers.

Nous avons ensuite pu observer la tourelle de 100mm ( correspondant au diamètre du canon) qui peut tirer jusqu'à 80 coups par minute à une distance de 4500m. La pièce qui dirige le tir de la tourelle est le central opération. Calme et éclairé uniquement grâce aux ordinateurs, c'est depuis cette pièce que se trouvent les radars qui permettent d'identifier les bateaux qui apparaissent dans le périmètre. Il compte toujours au moins 6 personnes.

A la passerelle, on trouve des cartes papier, des GPS, un périscope, une caméra servant à donner une vision périphérique au chef de quart afin qu'il puisse fixer tout point important de l'environnement. Un petit joystick dirige la frégate de 3600 tonnes!

Une fois passés devant deux impressionants missiles antinavires, les cuisines, nous arrivons dans la salle des machines où se trouvent quatre moteurs diesels de 21 000 chevaux, refroidis en eau distillée par les bouilleurs et osmoseurs. L'eau distillée non utilisée peut être reminéralisée pour être consommée. La frégate produit sa propre eau et son électricité. Enfin, le hangar permet de réparer les hélicoptères endommagés et en leur absence de faire du sport!

Avant de repartir, le capitaine de frégate, commandant en second, nous a consacré quelques minutes et a conclu la visite.

A quelques heures du départ pour la Libye, la classe est très honorée d'avoir été reçue et suivra avec attention le GAN déployé en Méditerranée.

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/post/2011/03/20/Visite-d-une-classe-de-seconde-sangermanoise



Chloé Maillier



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