Samedi 28 mars – Metz – Colloque «Soigner les corps, les esprits et les âmes pendant le grand conflit de la Première guerre mondiale»



Le Comité du Souvenir français de Metz-Ville a le plaisir de vous inviter au colloque «Soigner les corps, les esprits et les âmes pendant le grand conflit de la Première guerre mondiale» qui aura lieu le samedi 28 mars de de 9h00 à 13h00 à Metz à l’Institut Jean-Baptiste de la Salle (2 rue St Maximin – 57000 Metz-Queuleu – Amphithéatre des BTS).

Ce colloque est organisé par le Comité du Souvenir français de Metz Ville, le Lycée de la Salle de Metz et l’Office national des Anciens Combattants de la Moselle et l’Association de la Reconnaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains.
 
8h45-9h15 : Accueil et ouverture du colloque

09 h 15 – 10 h 00 : « Soigner les corps » par le Dr. François Xavier LONG, médecin chef au Centre Hospitalier de Verdun
 
10 h 00 – 10 h 45 : « Soigner les esprits » par le Dr. Claude CARNIO, médecin en chef au service psychiatrie à l’Hôpital d’Instruction des Armées Legouest à Metz
 
10 h 45 – 11 h 30 : « Soigner les âmes » par M. Xavier BONIFACE, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Littoral - Côte d’Opale de Boulogne-sur-Mer Dunkerque.
 
11 h 30 – 12 h 15 : « Auguste Vonderheyden : l’écriture conjuratoire » par Mme  Chantal LHOTE-BIROT, professeure d’Histoire à l’Institut Jean-Baptiste de la Salle.
 
12h15-13h00 : questions-réponses – animation : M. Xavier BONIFACE
 
Informations
L’accès à ce colloque est gratuit et ouvert à tous.
 
Les possibilités de stationnement sont multiples, notamment dans l’enceinte de l’Institut Jean-Baptiste de la Salle. Un plan d’accès à l'institution de la Salle détaillé imprimable est disponible sur http://rvmpl.fr/wp-content/uploads/2015/02/Acc%C3%A8s-aux-colloques-%C3%A0-La-Salle.pdf
 
Enfin, à partir de 13 h 00, les personnes préalablement inscrites pourront déjeuner sur place avec les intervenants et les organisateurs. Pour s’inscrire, il suffit d’adresser ses éléments d’identité (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, nombre de personnes) accompagnés d’un chèque pour paiement de 23 € par personne à M. Bernard ZAHRA, 204, avenue André Malraux 57000 Metz téléphone 03 87 38 09 79.
 
 
Introduction au colloque

Les conflits armés ont véhiculé de tout temps des progrès dans le domaine médical : Ambroise Paré, Dominique-Jean Larrey ou Pierre-François Percy en ont été les artisans les plus connus.
 
La Grande Guerre sera sans nul doute un exemple dans ce domaine du fait de la durée du conflit, du nombre des blessés, des maladies liées aux nouveaux types de combats et d’un armement plus performant. Il y a eu 60% de blessures et 40% de maladies.
 
Les dogmes de la prise en charge du blessé préconisés avant cette guerre seront radicalement modifiés : l’évacuation rapide vers l’arrière laisse la place aux premiers soins à l’avant en particulier dans les postes de secours et dans les ambulances chirurgicales selon l’organisation du Médecin-général Edmond DELORME.
 
Ce qui est vrai pour les plaies de l’abdomen et du thorax le sera aussi pour les traumatismes des membres.
 
À la méthode de surveillance conservatrice se substituera l’exploration à «ciel ouvert » aidée par une asepsie plus efficace grâce à la méthode d’Alexis CARREL.
 
La prise en charge des blessures de la face représente le progrès le plus important.
 
La radiographie sera rapidement utilisée au plus près de la zone des combats grâce à Marie CURIE.
 
La chimiothérapie anticancéreuse prendra naissance en 1942 en utilisant les substances chimiques des gaz de combat apparus en 1915.
 
La psychiatrie de guerre se développera en particulier grâce au médecin-colonel Paul VOIVENEL qui observera le comportement du combattant dans différentes situations de combat.
 
L’aumônerie militaire, toutes religions confondues, proche des combattants, a fait durant le conflit ses premières armes dans le cadre légal défini en 1880 et 1905. D’autres se sont réfugiés dans l’écriture pour vaincre leurs angoisses. C’est le cas d’Auguste VONDERHEYDEN, né en Alsace, ancien combattant de la guerre de 1870. Âgé de 65 ans en 1914, il commence le 22 août 1914 à rédiger ses « Cahiers de guerre », de 1914 à 1918, il suit les événements avec un soin scrupuleux et porte un très grand intérêt à un conflit qui n’est plus de sa génération mais qu’il revit à travers ses fils. Son écriture est conjuratoire : écrire est pour lui un moyen de tenir à distance le chagrin éprouvé par la mort de son fils aîné au combat au début de la guerre. C’est aussi pour lui un moyen de conjurer la grande peur qu’il éprouve pour les siens, pour le salut de son pays.





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