L’artiste allemand, Franz Marc, tombé en 1916 à Verdun, à l’honneur



Le cheval bleu de Franz Marc en 1914. Ironie du sort, il sera tué deux ans plus tard lors d'une reconnaissance à cheval près de Verdun.
Le cheval bleu de Franz Marc en 1914. Ironie du sort, il sera tué deux ans plus tard lors d'une reconnaissance à cheval près de Verdun.

L’Institut Goethe de Nancy proposera, en partenariat avec l’Association Découverte de l’Espace culturel allemand (ADECA) et le Centre mondial de la Paix de Verdun, une exposition pédagogique à travers douze reproductions d'œuvres du peintre allemand Franz Marc, exécutées peu avant sa mort en 1916 près de Verdun lors de la Première Guerre mondiale.

Intitulée « un monde qui se fissure – eine zerbrechende Welt », l'exposition sera accompagnée d'une animation multimédia et du matériel pédagogique bilingue sous forme de CD-ROM est mis à la disposition des enseignants qui souhaitent venir avec leurs classes. Elle sera se déroulera à l’Institut Goethe de Nancy du 21 octobre au 17 décembre et prendra ensuite le chemin du Centre mondial de la Paix à Verdun pour y être exposée entre janvier et avril 2011.

Cet artiste, tombé le 4 mars 1916 lors de la bataille de Verdun à
Gussainville par un éclat d’obus à l’âge de 36 ans, a été l’un des peintres les plus influents de son temps, un précurseur des courants modernes et un co-fondateur du mouvement expressionniste allemand. Peintre des animaux, il publie en 1911, conjointement avec les peintres Wassily Kandinky et August Macke, l’almanach du « Cavalier Bleu ». Le cercle d’artistes qui, à Munich, portait ce nom était l’un des plus actifs de l’avant-garde allemande.

Franz Marc fut enterré sur la propriété du Château de Gussainville avant que sa dépouille mortelle ne soit transportée en 1917, selon le souhait exprimé par sa famille, au cimetière de Kochel am See en Bavière.

Cette nouvelle exposition de l’Institut Goethe est la deuxième manifestation organisée en Lorraine autour de Franz Marc. En 2006, l’artiste avait déjà été mis à l’honneur à travers l’inauguration, en présence de nombreuses personnalités et d’étudiants du 1er cycle franco-allemand de Sciences Po Paris à Nancy et avec le soutien de la Région Lorraine présidée par Jean-Pierre Masseret, d’une plaque commémorative en son honneur à Gussainville (Meuse). Cette cérémonie hautement symbolique avait alors représenté une étape essentielle dans la construction de la mémoire partagée franco-allemande au moment même où allait sortir le manuel d’histoire franco-allemand.







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