L’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle



Affiche
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Alors que le 17 juin 1940 le Maréchal Pétain, nouveau Chef du gouvernement français, annonce de proposer l'armistice à l'ennemi (« c'est le cœur serré qu'il faut cesser le combat »), le sous-secrétaire d'Etat à la Défense du défunt gouvernement de Paul Reynaud, le Général de Gaulle, part à Londres afin de poursuivre la guerre contre l'ennemi. 

 Après avoir rencontré, le Premier ministre britannique Winston Churchill, le Général de Gaulle lance son appel à la Résistance face à l'occupant allemand sur les ondes de la BBC le 18 juin.

Ce premier discours, considéré comme le symbole de la Résistance française, sera peu entendu sur le moment. Le Général de Gaulle enregistrera un nouveau message le 22 juin.

Afin de rendre hommage au Général de Gaulle, à son Appel et à la France résistante, une Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi a été instituée en France depuis 2006. Chaque année, des cérémonies officielles sont organisées aux niveaux national et départemental. Une cérémonie symbolique est organisée au mont Valérien par l'ordre de la Libération en liaison avec les autorités officielles.


Discours du Général de Gaulle aux Français le 18 juin 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la forme mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier  mot est il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule !  Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français... J'invite les ingénieurs et ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres."





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