Le 10 mai 1999 avait lieu à Trèves dans les jardins du Palais des Princes Electeurs, la cérémonie d’adieu des deux derniers éléments stationnés dans le cadre des FFSA, le 61ème Régiment d’Artillerie et le 13ème Régiment du Génie, avec la présence du Colonel Jacques Defretin, dernier commandant français de
Par le passé, Trèves avait déjà vu des soldats français dans ses murs. Le 9 août 1794, l’Armée de
Ce sera ensuite le 10 Août 1919, où la 38ème Division débarque à Trèves, afin d’y relever les Américains, dans le cadre de l’occupation de
Les troupes françaises resteront stationnées jusqu’au 10 juin 1930. Le 27 juin, le Général Guillaumat, commandant de l’Armée du Rhin, quitte Trèves et le lendemain le drapeau français est retiré du bureau de commandement de
Après la tourmente de la deuxième guerre mondiale, Trèves est à nouveau occupée par les Français à partir du 11 juillet 1945. Ce sont les éléments du 2ème Corps d’Armée qui ont relevé les troupes américaines et qui occupent la zone nord.
Le 24 juillet 1945,
A cette date, la 1ère Division Blindée qui a été reconstituée à Tours, fait mouvement sur l’Allemagne et s’installe dans la région de Trèves, où elle tient son état-major au Quartier Castelforte.
Au fur et à mesure de la normalisation des relations franco-allemandes, les Troupes d’Occupation en Allemagne (TOA) de 1945 à 1951, deviennent Forces Françaises en Allemagne (FFA) jusqu’en 1993, puis Forces Françaises Stationnées en Allemagne (FFSA) jusqu’en 1999 date à laquelle elles deviennent Forces Françaises et Eléments Civils Stationnés en Allemagne (FFECSA).
Deuxième plus importante garnison après Paris, Trèves comptait au 1er novembre 1987 13 169 militaires pour environ 100 000 habitants. Il ne faut pas oublier que dans le sillage des militaires, il y avait aussi les civils, avec d’abord les familles (en 1997, il y avait à Trèves 509 conjoints et 1 387 enfants).
Trèves, c’était aussi 5 cités cadres, 4 économats, 1 lycée, 3 écoles primaires. Le Consulat de France dont la présence est signalée dès 1919, sera fermé en 1992 pour être remplacé par la suite par celui de Francfort.
En 1990, après la chute du Mur de Berlin, les premières rumeurs de dissolution apparaissent, confirmées par une première réorganisation de 1991 à 1994 puis par une seconde de 1996 à 1999. Les FFSA ne comptèrent plus que 25 000 hommes ; en 2006, avec la suspension du service militaire, il n’y aura plus que 5 000 soldats français faisant partie des FFECSA en Allemagne. L’état-major de la 1ère DB sera transféré à Baden-Baden et fusionnera avec l’état major des FFSA.
Il ne reste aujourd’hui que quelques 3 400 militaires français en Allemagne : la contribution française à
Aujourd’hui, le touriste français qui visite Trèves, ne peut pas imaginer, s’il n’y a pas été militaire ou à leur suite, à un moment ou à un autre, qu’il y a eu une telle présence française. Peu ou plus de traces ; la reconversion du patrimoine immobilier restitué après notre départ, est une parfaite réussite résultant d’une volonté de développement urbain de la part de la ville.
La réconciliation franco-allemande est exemplaire. Du statut d’occupants, les Français à Trèves ont su devenir des amis des Trévirois.
Alain Giletta
Secrétaire national et Responsable pour le Vaucluse du Cercle national des Anciens Militaires Français stationnés en Allemagne

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