La conférence du 19 janvier 2011
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Premières portes ouvertes du 3ème Régiment de Hussards
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Metz - Week-end de solidarité pour nos soldats blessés - 1 et 2 juin
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Vers la fin de l'apprentissage de l'allemand dans les classes préparatoires des lycées militaires de l'Armée de Terre ?
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L’Institut des Hautes Etudes de Défense nationale célèbre le Traité de l’Elysée
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La Ligne de feu, épisode de la bataille du 16 août 1870 à Rezonville de Pierre Georges Jeanniot
Napoléon III abandonne le commandement de son armée au Maréchal Achille Bazaine. Son dernier ordre est d’assurer le repli de l’armée du Rhin sur Châlons-sur-Marne, ceci afin de protéger la capitale.
Dans ce plan de retraite vers Châlons, il est décidé un mouvement sur Verdun. Le 14 août, le Général prussien von der Goltz, prend l’initiative d’attaquer, près des villages de Borny et Colombey, des unités françaises en retraite. Des renforts arrivent jusqu’au bout de la nuit. Les combats font rage.
Cette bataille a retardé la retraite des Français sur Verdun. Frédéric-Charles poursuit ainsi son mouvement en encerclant par le sud de Metz sans être inquiété, tandis que von Moltke sait maintenant que les armées françaises se situent sur la rive gauche de la Moselle, sans avoir pris soin de faire sauter les ponts.
Bazaine, au lieu de scinder son armée, décide de la faire passer par la route de Rozérieulles à Gravelotte.
Les troupes allemandes arrivent alors facilement à proximité des bivouacs français et engagent l’action du côté de Mars La Tour et de Rezonville le 16 août.
Le soldat Jean-Baptiste Doridant raconte : « le 16 août au matin, on abat les tentes et ont fait la popote, elle était toute prête à manger quand le canon commence à tonner et un coup de pied contre la marmite envoya cette pauvre popote au vent…en moins de cinq minutes, tout le monde était sous les armes… et le capitaine nous « mes enfants, nous avons le baptême du feu. » »
Un autre soldat écrit : « on se larde à coups de baïonnette, on se tue à coups de revolver. L’acharnement est tel que personne, en ce moment ne serait capable de mettre un peu d’ordre dans la masse confuse qui s’agite, grouille, et tourbillonne. »
Puis, c’est au tour du corps du Maréchal Lebœuf d’être attaqué. Les Allemands coupent la route Metz-Verdun et prennent les villages de Vionville et de Flavigny. A l’ouest, Frossard, menacé, bat en retraite vers Rezonville et des combats acharnés se poursuivent du côté de Mars-La-Tour.
Le jeune fantassin François Heller relate les faits : « nous nous mettons en marche et quittons le remblai de la route pour franchir… aussitôt, les obus et les balles sont venus nous balayer, faisant dans nos rangs des vides cruels… Les roulements de la fusillade et des coups d’artillerie étaient assourdissants et terrifiants… Les morts ne tombaient plus, ils étaient étançonnés par leurs camarades qui venaient de tomber. »
Dans ce plan de retraite vers Châlons, il est décidé un mouvement sur Verdun. Le 14 août, le Général prussien von der Goltz, prend l’initiative d’attaquer, près des villages de Borny et Colombey, des unités françaises en retraite. Des renforts arrivent jusqu’au bout de la nuit. Les combats font rage.
Cette bataille a retardé la retraite des Français sur Verdun. Frédéric-Charles poursuit ainsi son mouvement en encerclant par le sud de Metz sans être inquiété, tandis que von Moltke sait maintenant que les armées françaises se situent sur la rive gauche de la Moselle, sans avoir pris soin de faire sauter les ponts.
Bazaine, au lieu de scinder son armée, décide de la faire passer par la route de Rozérieulles à Gravelotte.
Les troupes allemandes arrivent alors facilement à proximité des bivouacs français et engagent l’action du côté de Mars La Tour et de Rezonville le 16 août.
Le soldat Jean-Baptiste Doridant raconte : « le 16 août au matin, on abat les tentes et ont fait la popote, elle était toute prête à manger quand le canon commence à tonner et un coup de pied contre la marmite envoya cette pauvre popote au vent…en moins de cinq minutes, tout le monde était sous les armes… et le capitaine nous « mes enfants, nous avons le baptême du feu. » »
Un autre soldat écrit : « on se larde à coups de baïonnette, on se tue à coups de revolver. L’acharnement est tel que personne, en ce moment ne serait capable de mettre un peu d’ordre dans la masse confuse qui s’agite, grouille, et tourbillonne. »
Puis, c’est au tour du corps du Maréchal Lebœuf d’être attaqué. Les Allemands coupent la route Metz-Verdun et prennent les villages de Vionville et de Flavigny. A l’ouest, Frossard, menacé, bat en retraite vers Rezonville et des combats acharnés se poursuivent du côté de Mars-La-Tour.
Le jeune fantassin François Heller relate les faits : « nous nous mettons en marche et quittons le remblai de la route pour franchir… aussitôt, les obus et les balles sont venus nous balayer, faisant dans nos rangs des vides cruels… Les roulements de la fusillade et des coups d’artillerie étaient assourdissants et terrifiants… Les morts ne tombaient plus, ils étaient étançonnés par leurs camarades qui venaient de tomber. »
Le 18 août, Frédéric-Charles porte son effort sur le village de Saint-Privat où, depuis la fin de la matinée, un combat d'artillerie l'oppose au Maréchal Canrobert. L'arrivée de renforts prussiens, lancés par vagues successives, est très coûteuse, face à la supériorité du Chasseport français.
Isolé, Canrobert ordonne la retraite. Les Allemands sont maîtres de Saint-Privat.
Le Capitaine Mègre évoque "la panique indescriptible", "on se bat, on s'écrase. C'est à ce lui qui fuira le plus vite. Nos sacs, nos campements sont perdus. Nous n'avons rien à manger, ni à boire."
Isolé, Canrobert ordonne la retraite. Les Allemands sont maîtres de Saint-Privat.
Le Capitaine Mègre évoque "la panique indescriptible", "on se bat, on s'écrase. C'est à ce lui qui fuira le plus vite. Nos sacs, nos campements sont perdus. Nous n'avons rien à manger, ni à boire."
Le 19 août, les troupes de Bazaine sont toutes repliées autour de Metz, tandis que les Allemands remontent vers le Nord et contrôlent la route Briey-Longwy.
Le lendemain, ils opèrent la jonction avec les troupes de la rive droite. L'encerclement des armées françaises a été mené à bien en moins d'une semaine. Le blocus de Metz commence (19 août - 27 octobre 1870) et après quelques jours de repos, les 175 000 hommes de l'Armée du Rhin sont prêts à reprendre le combat.
Le 31 août, l'infanterie obtient les premiers résultats : les villages de Noisseville, Montoy et Servigny sont occupés. Cependant, au lieu de poursuivre, Bazaine lasse une fois de plus le temps aux Allemands d'arriver et de reprendre Noisseville et Montoy à la baïonnette.
Le 1er septembre, Bazaine se résigne au repli.
Le lendemain, ils opèrent la jonction avec les troupes de la rive droite. L'encerclement des armées françaises a été mené à bien en moins d'une semaine. Le blocus de Metz commence (19 août - 27 octobre 1870) et après quelques jours de repos, les 175 000 hommes de l'Armée du Rhin sont prêts à reprendre le combat.
Le 31 août, l'infanterie obtient les premiers résultats : les villages de Noisseville, Montoy et Servigny sont occupés. Cependant, au lieu de poursuivre, Bazaine lasse une fois de plus le temps aux Allemands d'arriver et de reprendre Noisseville et Montoy à la baïonnette.
Le 1er septembre, Bazaine se résigne au repli.
La guerre de 1870 en Lorraine
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avec l'aimable autorisation de l'Office national des Anciens Combattants de Moselle
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